=> Le Soleil : La quantité de rayonnement solaire reçue par la Terre peut incontestablement provoquer des modifications du climat. Selon Richard C. Willson, climatologue américain, le Soleil agirait en rayonnant de plus en plus. En effet, la luminosité du Soleil semble augmenter lentement : + 0,036% entre 1986 et 1996. A ce rythme, la température augmenterait de 0,4°C d'ici à 100 ans et de 2°C si on prend en compte les émissions de CO2. Cependant, d'autres chercheurs mettent en doute les conclusions de Willson : les mesures seraient imprécises car brouillées par l'apparition de taches solaires et de facules. De plus ses données s'étendent sur un nombre d'années insuffisant pour pouvoir tirer des conclusions, et ce, à cause des cycles solaires.
=> Les zones humides : Le méthane (CH4), gaz à effet de serre, est produit dans les zones humides telles que les marais ou les deltas, où l'oxygène est peu abondant. En effet, ce gaz se forme dès qu'un composé organique (un animal, une plante) se décompose, et particulièrement si cette décomposition se passe sans oxygène, par exemple au fond de l'eau ou sous terre. Dans les marécages par exemple, les feux follets ne sont rien d'autre que la combustion spontanée du méthane produit au fond des marécages, là où les plantes pourrissent sans air. Une partie du méthane présent dans l'atmosphère est donc d'origine parfaitement naturelle.
=> Le bétail est également à l'origine d'environ 15% des émissions de méthane : l'appareil digestif des animaux offre des conditions idéales pour les bactéries qui fabriquent ce gaz.
=> Le phénomène climatique El Niño : il apparaît généralement vers l'époque de Noël le long des côtes sud-américaines du Pacifique et se produit avec plus ou moins d'intensité tous les 3 ou 5 ans. Du fait d'un déplacement de l'équateur météorologique, les alizés s'inversent et la température de la mer s'élève de plusieurs degrés. Ce phénomène s'étend en fait à tout le Pacifique tropical et intéresse tant l'océan que l'atmosphère (cf. schémas ci-dessous). Lors d'une année "El Niño", les zones de formation des cyclones se déplacent, les cyclones varient en intensité, les centres d'action (anticyclones et dépressions saisonniers) se décalent. L'ensemble de la planète est concerné (sécheresse ou inondations). L'équilibre écologique est bouleversé.
